Yog’orthodoxe

Aujourd’hui t’es pas allée à ton cours de Yoga parce qu’une copine t’a proposé un apéro en terrasse. Comme il fait beau et que tu ne l’as pas vue depuis longtemps, tu t’es laissée tentée. Alors que tu es tranquillement assise un verre de vin à la main, ton plaisir est interrompu par des vagues successives de culpabilité.

Cette tendance “ortho-yogique” apparaît parfois quand on commence à pratiquer de manière régulière. On devient intolérantes au moindre écart de conduite dans notre pratique. Comme le Yoga nous fait du bien, on ne veut pas rater de cours. Et quand ça arrive, on s’en veut, parce qu’on sait qu’en ratant son cours, on se fait du mal. STOP. On a le droit de prendre un verre de vin avec une copine, même si ça nous amène exceptionnellement à louper un cours. Boire un coup te fera certainement plus de bien que te traîner sur ton tapis, laissant vin, terrasse et toute vie sociale à l’arrière plan.

S’infliger un cours par semaine “parce qu’il FAUT faire du Yoga pour être heureux”, ce n’est pas du Yoga. C’est du masochisme, et c’est la voie vers la lassitude, voire le dégoût. 

Ça ne veut pas dire pour autant que l’anarchie doit régner dans ton agenda. Une pratique régulière du Yoga est nécessaire pour en ressentir les bénéfices.

Alors comment faire? Bonne nouvelle, le Yoga a prévu ce cas de figure. Les Nyamas,  (une des 8 étapes qui mènent à l’éveil et à la libération ultimes), sont des règles (il y en a 5) de conduite que l’on s’engage à suivre et qui permettent de pratiquer le Yoga hors du tapis. Ces règles permettent d’amorcer les changements. L’une d’elle, Tapas (non meuf, on ne parle pas de nourriture) consiste à prendre un engagement ferme vis-à-vis de soi-même. Il s’agit d’une discipline de vie, qui nous pousse à développer notre force intérieure et à persévérer dans ce qu’on a commencé.

Donc, si comme moi tu es un peu paresseuse et tu as tendance à procrastiner (“pourquoi aller au cours aujourd’hui? J’irai demain!”), prends dès aujourd’hui cette résolution de pratiquer régulièrement pendant une période déterminée et réaliste. Ça, c’est du Yoga.

Pratiquer sans culpabiliser? C’est possible ! Yog’with me

Namasté,