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Hors du tapis

Pourquoi on se compare aux autres

19 mars 2020

Ça t’arrive de jeter un œil sur ta voisine de droite pendant un cours de Yoga (tu sais, celle qui fait tout HYPER bien)  et d’entendre une petite voix qui te dit que tu es la plus nulle du monde? C’est celle de ton EGO.

L’Ego, c’est l’image que nous avons de nous-mêmes. Il se construit en se comparant tout le temps aux autres. En étant tour à tour “plus nul” et “meilleur” que telle ou telle personne, l’Ego se nourrit de l’image que nous renvoyons aux autres et que les autres nous renvoient de nous.

Comment se manifeste l’Ego?

Chaque fois qu’on se sent comme une merde, c’est parce que l’Ego prend le contrôle. Dans les philosophies orientales, l’Ego ne reflète pas qui nous sommes réellement. C’est une projection de nous-mêmes, l’image que nous nous faisons de nous.  Il est  considéré comme la source de toute souffrance. Et comme on n’a pas envie d’être malheureux.ses, on fait du Yoga et de la méditation, pour entrer en contact avec qui nous sommes vraiment.

Sauf que ce n’est pas si simple. Au fur et à mesure de la pratique, on arrive à faire des postures de plus en plus impressionnantes. Et on est tellement fièr.e.s qu’on veut que le monde entier admire. Et on partage sur les réseaux. Il faut dire que les réseaux sociaux sont un terrain fertile pour l’Ego. En attendant d’être likée pour être confirmée dans notre performance, on regarde les autres. Sourires pleins de dents, contorsions délirantes, bonheur rutilant, de quoi nous faire abandonner notre tapis pour toujours. Sauf que ça, ce n’est pas du Yoga. C’est l’Ego qui nous entraîne avec lui dans un cercle vicieux de comparaisons et jugements sans fin.

Comment sortir de là?

En tuant l’Ego et en renonçant à tout ? Non, faut pas déconner, l’Ego n’est pas un ennemi. Ce n’est pas lui qui nous fait souffrir, mais la manière dont il fonctionne. Et on peut apprendre à l’observer et à s’en distancier quand c’est nécessaire.  Chaque fois que tu te sentiras “meilleur.e” ou “plus nul.le” que ta voisine, ferme les yeux et recentre-toi. Observe toutes les pensées qui surgissent, et contente toi de les regarder passer, et ne t’identifie pas à elles. C’est le bon moment pour pratiquer également Aparigraha, la non convoitise.

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